Héritières de l’énergie nucléaire : trois générations de femmes au cœur de la transmission
25/03/2026
Dans le domaine du nucléaire, la transmission ne consiste pas seulement à partager un savoir scientifique : c’est aussi transmettre un héritage, une vision et une responsabilité. C’est ce qui ressort d’un échange exceptionnel réunissant Hélène Langevin-Joliot, physicienne et petite-fille de Marie et Pierre Curie, Emmanuelle Galichet, maître de conférences au Cnam, et Inès Saali, l’une de ses étudiantes.
Trois générations, trois parcours, un même fil conducteur : comprendre ce que signifie être une femme en sciences aujourd’hui.
Un héritage scientifique profondément humaniste
Pour Hélène Langevin-Joliot, l’héritage Curie dépasse l’image des chercheurs de légende. Il incarne une exigence intellectuelle, mais aussi un rapport à la science guidé par la curiosité, le travail collectif et le sens du service public. Elle rappelle que cette dimension humaniste fait partie intégrante de ce que l’on transmet lorsqu’on forme ou inspire de jeunes scientifiques.
Former et accompagner les talents d’aujourd’hui
Au Cnam, Emmanuelle Galichet se situe au cœur de cette transmission. Spécialiste du nucléaire, elle accompagne une génération d’étudiants qui arrive dans un secteur en pleine recomposition, porté par les enjeux climatiques et la nécessaire décarbonation.
Pour elle, transmettre, c’est donner des clés : comprendre la sûreté, démystifier le fonctionnement du secteur, mais aussi encourager les vocations féminines dans un domaine qui gagnerait à être plus mixte.
Une nouvelle génération qui s’approprie cet héritage
Face à ces figures inspirantes, Inès Saali représente la relève : une génération motivée par les défis énergétiques, consciente des enjeux environnementaux et déterminée à trouver sa place dans l’écosystème nucléaire.
Son regard met en lumière l’importance de modèles féminins accessibles, capables de montrer que le nucléaire n’est pas un domaine réservé, mais un champ d’opportunités riche et stimulant.
Un message fort : la science se construit en chaîne
De ce dialogue intergénérationnel se dégage une conviction partagée : le nucléaire, comme l’ensemble des sciences, se construit grâce à une chaîne de transmission où les femmes ont toute leur place.
Qu’il s’agisse d’hériter d’un patrimoine scientifique, de le transmettre ou de l’incarner pour l’avenir, chacune contribue à faire évoluer un secteur stratégique pour la société de demain.
👉 Découvrez l’intégralité de leur échange dans une interview via le lien ci-dessous.