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Marie, technicienne logistique

Originaire de Cherbourg, Marie travaille actuellement sur le chantier de l'EPR en tant qu'agent de logistique, plus particulièrement en radioprotection. Elle a accepté de revenir sur son parcours et de nous apporter son regard sur sa profession.

Marie technicienne logistique à Flamanville
Pouvez-vous nous décrire votre cursus ?

« J'ai commencé mes études avec un BTS banque assurance. J'ai même travaillé dans ce domaine pendant deux ans et demi. Mais j'ai ensuite compris que ce n'était pas fait pour moi. »
 

Pourquoi avoir choisi de travailler dans le secteur du nucléaire ?

« L'idée de travailler dans le secteur du nucléaire me trottait dans la tête. D'autant que certains de mes proches travaillent dans ce secteur. Et quand ils me parlaient de ce qu'ils faisaient, ça m'intriguait. »
 

Qu'avez -vous entrepris comme démarche ?

« J'ai commencé par me renseigner. Et je me suis inscrit dans une agence d'intérim. Ce qui m'a permis de faire un contrat de professionnalisation pour l'entreprise Onet, mais surtout dans la radioprotection. Un contrat d'un an, suivi de trois mois de formations habilitantes. C'était un cursus complet, qui m'a permis de passer des Caces, la formation de pontier par exemple. »
 

Cette reconversion professionnelle a-t-elle été simple pour vous ?

« C'était plus simple que ce que je pensais, et aussi plus rapide que prévu. Je ne pensais pas que je pouvais mettre un pied dans ce secteur d'activité aussi simplement. D'autant que je n'avais aucune notion de base. »
 

Pour vous, quelles sont les qualités à avoir pour faire ce métier ?

« La concentration et la vigilance. C'est un métier qui demande une grande responsabilité. On se doit d'entretenir un contact humain bienveillant. »
 

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaiterait faire ce métier ?

« Je vais forcément lui conseiller de ne pas hésiter à poser des questions à ses collègues. Il faut être curieux, car il n'y a aucune question bête. Les normes de sécurité sont nombreuses, et il n'est pas évident pour quelqu'un qui vient d'arriver de s'y retrouver »

 

Propos recueillis par Julien LUCAS pour La Presse de la Manche - Samedi 5 février 2022